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La Division des droits de l’homme et de la protection/HCDH Mali et la Commission Nationale des Droits de l’Homme identifient des pistes de collaboration

M. Guillaume Ngefa Andali, Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/Représentant au Mali du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et M. Aguibou Bouare, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, ont tenu le mercredi 13 mai 2020 une séance de travail qui avait pour objectif de faire une évaluation de l’impact du COVID 19 sur la situation générale des droits de l’homme au Mali. Cette rencontre s’est tenue à la suite de la transmission par Mme Michelle Bachelet, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, d’un Aide-mémoire à l’attention des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (INDH) en réponse au COVID 19.

L’Aide-mémoire produit par le HCDH appelle les INDH à participer à la prévention du COVID, à mobiliser un large éventail d’acteurs de la société civile dans la prévention, la réponse et le relèvement aux niveaux local et national. Il encourage des INDH à promouvoir l’accès inclusif à l’information et la participation à travers la création de forums de participation, ainsi que de surveiller et suivre la manière dont l’épidémie du COVID-19 se propage.

Les directives contenues dans l’aide-mémoire encouragent également les INDH à attirer l’attention sur l’impact du COVID-19 sur le genre, ainsi que d’identifier les risques auxquels sont exposées les personnes privées de liberté. Elles mettent aussi un accent sur le principe de Ne laisser personne de côté, et encouragent l’identification et la cartographie des individus ou des groupes qui peuvent être laissés de côté en matière de préparation, de réponse et de relèvement après la crise.

Pour M. Ngefa, « le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme reste engagé à soutenir le Mali en cette période de crise sanitaire sans précèdent. Nous entendons encourager les autorités maliennes à ne laisser personne de côté et à intégrer l’approche basée sur les droits de l’homme aussi bien en matière de prévention, de réponse que sur le plan du relèvement ».

Il s’est félicité du cadre de collaboration établi entre les deux institutions qui permet sur une base hebdomadaire de discuter des opportunités et défis des droits de l’homme au Mali. A son tour, M. Bouare a indiqué que la CNDH a récemment publié un communiqué de presse par lequel elle recommande au Gouvernement d’identifier des mesures d’accompagnement visant à atténuer l’impact du COVID sur les entreprises et l’accès à l’emploi au Mali.

Selon lui, « A la lumière de cet Aide-mémoire, un de nos axes prioritaire portera sur l’évaluation de la situation générale des droits de l’homme dans les lieux de détention, les hôpitaux que nous avons déjà identifiés mais aussi dans des lieux de mise en quarantaine. Il est toutefois à déplorer que des mandats de dépôt continuent à être délivrés en dépit des mesures de grâces présidentielles qui ont pour but ultime de désengorger les prisons, nous poursuivrons le suivi de cette situation et plaiderons davantage auprès des autorités pour une sensibilisation accrue des acteurs de la chaine pénale ».

Les deux institutions ont convenu de poursuivre les discussions sur le plan technique afin de renforcer la prise en compte des droits de l’homme dans les projets et initiatives visant à faire front au COVID 19 au Mali.

Sources:
L’ONU au Mali