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Ce mardi 9 février 2021, la CNDH, à sa demande, a été reçue par le Secrétaire Général du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), le Général de Brigade Souleymane DOUCOURE, le Ministre ayant eu un empêchement. La délégation de la CNDH a été conduite par le Président, M. Aguibou BOUARE qui était accompagné par quatre Commissaires et le Secrétaire Général de la CNDH. Le Secrétaire Général du MDAC avait à ses côtés, un conseiller technique et deux chargés de mission. Les échanges ont porté entre autres sur :

– le mandat de la CNDH ;- la protection des droits de l’Homme et du droit international humanitaire pendant les opérations de maintien de la paix ;- l’indispensable renforcement des liens de confiance entre les forces de défense et de sécurité, et les populations ;

– le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité en matière de droits de l’Homme et de droit international humanitaire, à travers notamment le développement d’une culture des droits de l’Homme au sein des FDS;

– la préoccupation relative à la situation d’assignation à résidence, hors cadre judiciaire, de M. Boubakar KEITA, un des enfants de l’ancien Président de la République Ibrahim B. Keita;

 – les échanges sur l’accès de la CNDH, conformément à la loi, aux services de la Sécurité d’État, en cas de détention au niveau de cette structure.

 Le Secrétaire Général du MDAC, après s’être réjoui de la démarche entreprise par la CNDH, a insisté sur l’importance des droits de l’Homme dans les opérations de maintien de la paix et a déclaré que le respect des droits humains fait partie intégrante des priorités de son Département. Après avoir présenté le mandat de la CNDH, le Président de la CNDH a mis l’accent sur le respect des droits de l’Homme dans les opérations de lutte contre le terrorisme, qui, selon lui, est le seul moyen d’avoir la confiance des populations et de gagner in fine ce combat. Le Commissaire Mahamane A. MAIGA a ajouté que le mandat de la CNDH est d’accompagner l’Etat tout en gardant les valeurs des droits de l’Homme.

Les deux entités ont promis en effet de nouer un partenariat pour une meilleure promotion et protection des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, notamment dans le contexte de crise multidimensionnel que traverse notre pays depuis plusieurs années. 

La Rédaction.