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Le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE accompagné du secrétaire général a reçu ce jeudi 25 Mars 2021, une délégation de l’Ambassade des Etats unis à Bamako. Cette délégation était composée de Sarah Elsayed et Amadou BOCOUM. Les échanges ont essentiellement porté sur l’opinion de la CNDH sur la lutte contre l’impunité, notamment dans l’affaire Amadou H. SANOGO et consorts jugés par la session de la cour d’assises du mois de mars courant.

Le Président a fait le récit de l’affaire sous l’angle de l’implication de la CNDH. Il a insisté sur le fait que la jurisprudence Sanogo instaure une culture de l’impunité. Cette culture de l’impunité s’étend même aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS). La lenteur dans les enquêtes judiciaires a été aussi abordée.

La CNDH a exprimé les besoins de faire des recommandations allant dans le sens de renforcer les capacités des FDS ; renforcer les capacités opérationnelles de la CNDH et enfin renforcer le volet assistance judiciaire au niveau de la CNDH.

D’autres sujets ont été évoqués au cours de cette rencontre, notamment:

  • le manque de collaboration des victimes avec les enquêteurs par peur de représailles ;
  • les défis auxquels sont confrontés les enquêteurs ;
  • l’indépendance de la justice civile et militaire ;
  • les facteurs de pression sur la justice civile et militaire;
  • les conséquences de l’impunité ;
  • la loi d’entente nationale ;
  • l’ affaire Aminata SOUMARE.

Comme perspective il a été surtout question de la saisine des juridictions internationales, de l’institution d’un Pôle de magistrats dédiés exclusivement aux affaires de violation des droits de l’Homme et de renforcer la CNDH dans la mise en oeuvre de son mandat légal avec le plaidoyer et l’appui de la Communauté internationale. Celle-ci devrait dénoncer à l’instar des organisations de défense des droits humains, la loi d’entente nationale promulguée en 2019.

La rédaction