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Le jeudi 1er avril 2021 s’est tenu à l’ HÔTEL SALAM l’atelier de la Fondation Friedrich Naumann Pour La Liberté sur la thématique « Le numérique, comme outil de transparence dans la gestion des Affaires Publiques”, avec le Président de la CNDH désigné en qualité d’invité spécial représenté par le Commissaire Mahamane A. Maiga Président de la Sous-commission protection. Cet important événement a enregistré la présence des Autorités Gouvernementales, du Secteur Privé, de la Société Civile et de la Presse.

En la circonstance, pour marquer l’intérêt des autorités transitoires en charge de l’Etat, Huit (8) Ministres étaient présents ou représentés par leur Secrétaire Général, en l’occurrence:

  1. Ministre de la Refondation ;
  2. Ministre des Finances ;
  3. Ministre de la Réconciliation ;
  4. Ministre des Domaines ;
  5. Ministre de Sante ;
  6. Ministre de l’Environnement ;
  7. Ministre de l’Emploi ;
  8. Conseiller Spécial du PM en charge de la Gouvernance.

L’objectif global visait à créer un cadre de réflexion, d’innovation et d’invention de plateforme numérique, efficiente, adaptée pour lutter efficacement contre la corruption, la délinquance financière et ses épiphénomènes connexes. D’autant qu’il est établi que la gouvernance dysfonctionnelle compte parmi les facteurs déterminants de la faillite de nos Institutions.

C’est pourquoi la promotion de la gouvernance vertueuse, la lutte contre l’ impunité devraient être la clé de voûte et le socle de la refondation de l’État.

Aussi, la thématique proposée par la Fondation Friedrich Naumann Pour La Liberté “Le numérique, comme outil de transparence dans la gestion des Affaires Publiques” présentait une opportunité à implémenter pour subroger et/ou compléter les mécanismes normatifs, procéduraux et structurels ayant révélé à suffisance l’inéfficience et l’inaffectivité contre l’impunité depuis plusieurs décennies.
En effet, l’outil numérique permet de :

  • faciliter l’accès au public,
  • simplifier les démarches,
  • dématérialiser les procédures, et les accélérer,
  • minimiser les taux d’erreur,
  • éviter les contacts physiques,
  • restreindre les manœuvres non licites,
  • tracer les opérations,
  • réduire les champs de la fraude,
  • traquer les falsifications,
  • sécuriser les données et les transactions,
  • stocker le volume en mémoire…

Pour mémoire, la CNDH avait déjà prescrit à la faveur de son Plan Stratégique et, singulièrement dans son Règlement Intérieur l’institution de neuf (9) Groupes de Travail dont celui en charge de la « paix, sécurité et développement » traduisant à cet égard les 17 OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Afrique notamment en son Objectif 16 « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins de développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place à tous les niveaux des Institutions efficaces, responsables et ouvertes ».

La CNDH du Mali prend en compte la dimension prévention et lutte contre la corruption dans ses activités. Dans cette dynamique, elle a fixé dans son Plan stratégique 2018-2020 deux objectifs spécifiques y afférents. Il s’agit de l’objectif spécifique n°1.4 « Promouvoir le renforcement de l’Etat de droit, et le développement de l’espace démocratique afin de favoriser l’implication citoyenne et la redevabilité du Gouvernement en matière de droits de l’homme », et de l’objectif n°4.2 : « La coopération avec les organisations, INDH, ODDH et autres ». Dans le cadre du premier objectif, la CNDH entend : « mener une campagne d’information et de sensibilisation sur les élections transparentes, crédibles et apaisées dans le respect des Droits de l’Homme ». Pour ce faire, elle veille à la régularité des opérations électorales à travers l’observation et le monitoring rigoureux des scrutins.

Il s’agit là d’une véritable implication de la CNDH du Mali dans la protection des droits de l’homme, plus précisément des droits civiques. Il est loisible de constater que les périodes électorales sont devenues des périodes propices à la corruption. Une élection émaillée de fraudes est une violation des droits civiques des populations, un frein à la pleine jouissance de leur droit de participer à la désignation des gouvernants.

Dans le cadre du deuxième objectif spécifique (n°4.2) de son Plan Stratégique, la CNDH collabore avec les institutions de l’Etat et les Autorités Administratives Indépendantes.
La CNDH entretient des rapports de partenariat avec l’OCLEI au sein duquel elle désigne un membre la représentant.

Depuis son installation au second semestre de 2017, la CNDH a, avec constance et détermination, animé, présidé et /ou modéré des activités importantes dans le domaine de la lutte contre la corruption en synergie avec les structures anti-corruption de l’Etat et les acteurs non étatiques dont les plus les emblématiques :

  • Conférence sur le thème « Corruption et Droits de l’Homme » à la requête du Ministère en charge des Reformes et de la Transparence ;
  • Animation d’une conférence sur les « Textes normatifs et institutionnels de l’OCLEI » au siège du Patronat à la demande de l’Association des Jeunes Avocats du Mai;
  • la validation de trois (3) rapports sous l’égide du consortium JUPREC portant sur les thématiques suivantes :
  • « Corruption du système judiciaire »
  • « Perception des jeunes sur la corruption au Mali »
  • « Corruption au sein du système universitaire »;
  • collaboration à l’adoption du rapport d’étude sur le « Sondage relatif à la perception de la gouvernance et de la corruption au Mali » par MALIMETRE ;
  • validation du rapport intitulé « Sondage sur la perception de la justice par les Maliens » sous l’égide du Ministère de la Justice ;
  • Animation d’une conférence à l’intention des Magistrats et Auditeurs de Justice à l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ) d’une conférence sur le thème « Corruption ça Suffit! » à la requête conjointe du Ministère de la justice et du Comite de Suivi et Evaluation de Lutte Contre la Corruption ;
  • Participation à une mission d’étude à Kigali au Rwanda sur les éléments d’approche de la gouvernance dans ce pays ;
  • Et enfin participation à Paris en qualité de conférencier et à la demande de l’OIF sur les thématiques :
  • « le renforcement mutuel des systèmes de protection des droits de l’homme et de lutte contre la corruption».
  • « Les élections, les droits de l’Homme et la lutte contre la corruption »
  • « Renforcer la coopération entre les institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) et les Agences nationales Anti-Corruption et mieux répondre aux engagements internationaux ».

La rédaction