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La MINUSMA, à travers sa Division des droits de l’homme et de la Protection (DDHP), également représentation du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) au Mali, a tenu des consultations stratégiques du 18 au 20 mai dernier sur les problématiques des droits de l’homme au Mali. C’était à Sikasso avec les représentants des institutions nationales de défense de droits de l’homme et les membres des organisations de la société civile activent dans le domaine de la protection et la protection des droits de l’homme, notamment la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et les membres des Cadres de concertations avec la société civile mis en place dans les régions de Sikasso, Ségou et Bamako.

Un diagnostic et une analyse des problématiques des droits de l’homme au Mali

Les objectifs primordiaux de ces consultations étaient de réaliser un diagnostic et une analyse approfondis des problématiques des droits de l’homme au Mali. Il s’agissait d’examiner les progrès accomplis, d’identifier les défis à relever ainsi que les opportunités pour une meilleure promotion et protection des droits de l’homme, axée sur la réponse et l’impact.

Par ailleurs, ces consultations aspiraient à améliorer la collaboration avec les partenaires dans le cadre d’un dialogue critique afin de consolider les stratégies de prévention et de réponse avec une orientation basée sur la protection des civils.

Les consultations ont été rythmées par des séances de travails de groupes, d’interventions et d’interactions avec le leadership de la MINUSMA notamment l’intervention en ligne depuis Bamako de Joanne ADAMSON, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général chargée des affaires politiques. Madame ADAMSON a tenu une séance interactive avec les participants où elle a souligné la vision de la Mission, axée sur la prévention, l’action et l’impact, ainsi que sur la centralité des droits de l’homme dans toutes ses opérations, en particulier durant la période de transition politique.

Au cours de la consultation, les participants ont discuté des questions émergentes relatives aux droits de l’homme. Ils ont également fait cas du besoin d’une adaptation éventuelle des priorités programmatiques et stratégiques de la DDHP, en tenant compte de l’accent mis sur la prévention dans les régions du sud du Mali (Bougouni, Kayes, Koulikoro, Koutiala, et Sikasso). Ceci, en raison des préoccupations croissantes concernant la détérioration de la situation sécuritaire, ainsi que de l’augmentation des violations et des abus documentés du droit international des droits de l’homme dans ces régions.

La cérémonie d’ouverture de ces consultations a été co-présidée par le Gouverneur de Sikasso, Sinè DEMBELE et le Directeur de la DDHP et représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Mali, Guillaume NGEFA. C’était en présence d’une cinquantaine de personne, dans le strict respect des mesures barrières à la Covid-19.

Prenant la parole, Monsieur NGEFA a expliqué que la DDHP/HCDH, dans le cadre de son mandat, accompagne les institutions nationales de défense des droits de l’homme et la société civile dans leurs missions de promotion et de protection des droits de l’homme au Mali. Il a tenu à rappeler l’importance de la mise en place d’un cadre d’échanges et de discussions avec les partenaires dans l’élaboration d’une réponse préventive holistique et inclusive dans le contexte actuel de la situation des droits de l’homme au Mali.

Aguibou BOUARE, Président de la Commission Nationale des Droits de l’homme au Mali (CNDH) a tenu à adresser ses remerciements et sa gratitude à l’égard de la MINUSMA et de la DDHP, pour son accompagnement continu pour la protection et la promotion des droits de l’homme au Mali. « Nous vous remercions pour tout ce que la DDHP fait car elle le fait surtout au bénéfice des populations » a-t-il déclaré avant d’ajouter : « le directeur l’a dit, il s’agit de mettre le pied à l’étrier pour pouvoir prendre le relais, nous sommes sur la bonne voie, nous avons beaucoup appris des technocrates aguerris des droits de l’homme en termes de protection et de leçons de droit de l’homme. Il reste encore beaucoup à faire eu égard au contexte assez particulier du pays et de la crise multidimensionnelle à laquelle nous faisons face ».

Ces consultations ont permis de réaffirmer la nécessité de coordonner les efforts entre toutes les parties concernées. Ceci, afin d’optimiser l’utilisation des ressources, en vue d’apporter une réponse coordonnée dont la finalité est d’avoir un meilleur impact. Prévention ; action et réponse ; suivi et impact resteront les mots clés de cette rencontre.

La rédaction

Source: MINUSMA