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Dans un communiqué qui nous est soumis hier, mardi 23 novembre 2021, la Commission nationale des droits de l’homme a
exprimé ses inquiétudes concernant la polarisation des positions entre différents courants de pensées socio-politiques. Elle a, ainsi, fait des recommandations pour une sortie de crise au Mali.

«La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) est préoccupée par le climat socio-politique marqué par une polarisation des positions entre différents courants de pensées socio-politiques », a déploré l’organe nationale de défense des droits de l’homme. Elle a, par la suite, dénoncé « certains écrits, discours, et autres slogans incitant à la discrimination, à la haine et à la violence constitutifs de menaces pour la paix, la stabilité et la sécurité ».

Aussi, a-t-elle exprimé sa préoccupation suite à différentes allégations de violations et d’abus des droits de l’Homme.
Mais, elle a salué la disponibilité des autorités pour le dialogue. « Tout de même, elle salue l’initiative d’ouverture des plus hautes autorités, et les encourage à privilégier le dialogue avec toutes les composantes sociales du pays d’une part et avec la
communauté internationale autour des engagements souscrits par le Mali, notamment sur les questions de consolidation de la paix, de l’État de droit, de la démocratie, d’autre part », a précisé le communiqué.

A la suite des constats, la CNDH a rappelé l’obligation pour l’Etat de veiller au respect des droits et libertés fondamentaux en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances.

Elle a condamné « toute campagne d’incitation à la haine, à l’hostilité, à la discrimination et à la violence ».
Aux autorités compétentes, elle a recommandé « l’ouverture d’enquêtes indépendantes, crédibles, transparentes par rapport à toute allégation de violations et d’abus des droits humains, singulièrement sur d’éventuels cas de disparitions forcées,
d’arrestations et de détentions arbitraires ainsi que leurs tentatives».

La CNDH a également dénoncé le « le traitement discriminatoire de l’exercice du droit de manifester pacifiquement sans troubler l’ordre public». Aux populations et aux médias, elle a demandé « à s’abstenir des écrits, discours, propos, slogans incitant à la haine, à la division, à la violence, à la discrimination, dans le respect de la liberté d’expression et de presse ».
Par ailleurs, la CNDH a rappelé que la liberté d’opinion est un droit fondamental insusceptible de restriction.

B. Guindo