La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) est fortement préoccupée par des récentes allégations de violation des droits humains dont sont l’objet les populations civiles. Il s’agit, d’une part, des attaques survenues le 23 juin 2023 dans le Village de Tionka, Commune de Lanfiala, Cercle de Tominian, Région de San qui aurait fait plus de 12 morts, d’autre part, des allégations de violation des droits de l’Homme perpétrées sur l’Axe Nara-Keibane, Région de Nara.
La CNDH s’incline devant la mémoire des disparu (e)s et souhaite prompt rétablissement aux blessés.
Se fondant, notamment, sur la Constitution du 25 février 1992, la Charte de la Transition, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Charte
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la CNDH:
–    rappelle l’obligation de l’Etat, principal débiteur en matière de droits humains, de veiller à la mise en œuvre des droits fondamentaux des populations en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance ;
–    invite le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires et légales pour une meilleure protection des populations civiles ;
–    encourage les Forces de Défense et de Sécurité dans leur mission sacerdotale de protection des populations et de leurs biens, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire;
–    invite le Gouvernement à ouvrir des enquêtes sur les allégations sus-citées en vue de rechercher, poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices des actes d’abus et de violations des droits de l’Homme ;
–    recommande aux autorités d’assurer une meilleure prise en charge des victimes, notamment les déplacées internes.
Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

Bamako, le 26/06/2023

Le Président

Monsieur Aguibou BOUARE
Chevalier de l’ordre national