L’amphithéâtre de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye a abrité les 11 et 12 décembre 2023, la 15è édition du symposium national sur les droits de l’Homme.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions, M. Ibrahim Ikassa MAIGA. Elle a également enregistré la présence du Ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue social, M. Fassoum COULIBALY, du Président de la CNDH, M. Aguibou BOUARE, du Président du Conseil Economique, social, Environnemental et culturel, M. Yacouba KATILE, du Directeur Général de l’Eole de Maintien de la Paix, le colonel Souleymane SANGARE, de la Présidente de la CNDH du Burkina Faso, Mme Gonta Alida Henriette DA, du chef de bureau de DCAF Mali, M. Oswald PADONOU, de Mme la Chargée d’affaires de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, des représentations diplomatiques et consulaires au Mali, des partenaires de la CNDH, des représentants des organisations de la civile et de la presse.

Dans son intervention, le Président de la CNDH a souligné que « Contrairement à certains clichés, les droits de l’Homme ou droits humains ne sont point une importation encore moins une invention occidentale. Notre pays est précurseur en la matière à travers l’une des sources importantes de ces valeurs universelles à savoir la Charte de kurukanfuga de 1236 ». Quant au Ministre de la refondation de l’Etat, il a rassuré que les questions de droits de l’Homme sont au cœur de la politique de refondation de l’Etat.
Il faut noter que ce symposium s’inscrit dans le cadre de la célébration de la date anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du mois des droits de l’Homme (DUDH).


Il a été organisé par la CNDH, en collaboration avec ses partenaires, le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC), le Centre de Genève pour la gouvernance du Secteur de la Sécurité (DCAF) et le PNUD. Cette activité a réuni deux jours durant, des experts nationaux et internationaux de haut niveau, des acteurs gouvernementaux, des défenseurs des droits de l’Homme, des partenaires au développement en vue d’initier une réflexion sur la situation des droits de l’Homme au Mali.


Cette 15è édition avait pour objectif de faire l’état des lieux de la situation des droits de l’Homme au Mali, partager les bonnes pratiques et perspectives, à travers un regard croisé, pour le respect des droits humains, dans un contexte de crise multidimensionnelle.
Elle visait spécifiquement à réfléchir sur la place des droits humains dans la Constitution du 23 juillet 2023 ; interroger le cadre légal d’indemnisation des victimes de conflits armés au Mali ; échanger sur la protection des libertés publiques en période de crise ; capitaliser les acquis et partager les bonnes pratiques en matière de promotion et protection des droits humains et enfin débattre des enjeux et des défis du retrait de la MINUSMA sur les droits de l’Homme.


Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants à la fin des deux jours de travaux telles que : la constitutionnalisation de l’institution nationale des droits de l’Homme (CNDH) ; la création d’une synergie d’action entre les FDS, les leaders religieux et les OSC sur le terrain ; la mise en place d’un mécanisme favorisant l’exécution des décisions de Justice etc.

Cellule de communication/CNDH