La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé le mercredi, 28 février 2024, à son siège, la première session de l’année 2024 du cadre de concertation regroupant l’Institution Nationale des Droits de l’Homme, les Forces de Défense et de Sécurité et les Organisations de la Société Civile.

Ce Cadre créé depuis plusieurs années, a pour objectif, entre autres, le renforcement des relations de confiance entre les forces de défense et de sécurité et les populations civiles, en vue de mieux lutter contre le terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Il s’agit de briser le mur de méfiance entre les forces armées et les populations civiles d’une part, et encourager celles-ci à mieux coopérer dans la lutte noble et complexe contre le terrorisme d’autre part.

Cette session était présidée par le Président de la CNDH, M. Aguibou BOUARE accompagné de la vice-présidente, Me Aissata TEMBELY, des commissaires et personnels de la CNDH. La rencontre a également enregistré la participation des membres des Forces de Défense et de Sécurité du Mali, des organisations de la société civile et des partenaires.

Les participants à cette rencontre ont échangé durant deux heures sur l’actualité des Droits de l’Homme au Mali. A la fin de la rencontre, il a été question des contributions des membres du cadre de concertation à l’élaboration du rapport annuel 2023 de la CNDH.

Au début des échanges, des membres des organisations de la société civile ont souligné les récents cas de féminicides à travers le pays, des attaques contre des populations et le problème d’accès de la population aux documents administratifs. Pour l’accès à la justice des survivants des VBG, les participants ont demandé à la CNDH de faire un plaidoyer pour que ces cas puissent être diligentés au niveau de la justice.

Les participants ont également souligné plusieurs cas de violations des droits de l’Homme, et le Président de la CNDH leur a demandé de documenter ces cas afin que la CNDH puisse faire un plaidoyer auprès du Ministère de tutelle. Au cours de cette session, les participants ont été informés aussi de l’opérationnalisation de l’unité psychologique de la police nationale.

Les questions relatives aux menaces sur les libertés d’expression, d’opinion, le décernement quasi-systematique de mandats de dépôt ont été évoquées.

Le Président de la CNDH a conclu la réunion en expliquant les avantages du respect des droits de l’Homme. Il a enfin invité les participants à faire parvenir leurs contributions à l’élaboration du rapport annuel 2023 de la CNDH.

Cellule de communication/CNDH